Les 3 types de signalisation temporaire : catégories et panneaux de chantier
La signalisation temporaire repose sur trois catégories distinctes : l’approche, la position et la fin de prescription. La norme NF P98-300 impose un panneau d’approche à 150 mètres minimum en amont du chantier sur route à 90 km/h.
Les trois catégories de signalisation temporaire
L’ordre est fixé par la norme NF P98-301 : approche, position, fin de prescription.
Qu’est-ce qu’une signalisation temporaire sur chantier ?
Comprendre ce qu’est une signalisation temporaire implique d’abord de distinguer les équipements provisoires de la signalisation permanente. Les dispositifs temporaires sont amovibles : ils doivent suivre l’évolution du chantier, être déplacés si l’intervention change et être retirés dès la fin des travaux. Leur objectif est de protéger les usagers de la route et les intervenants présents sur la zone.
- Un dispositif amovible : contrairement à la signalisation permanente, la signalisation temporaire s’installe et se retire selon la durée réelle du chantier ou de l’intervention.
- Trois fonctions : avertir d’un danger, délimiter une zone et, si nécessaire, imposer une prescription de conduite précise aux usagers.
- Une certification obligatoire : depuis le 1er janvier 2014, tous les panneaux temporaires doivent être certifiés conformément à l’arrêté du 20 octobre 2008 et être rétroréfléchissants de classe T1 minimum.
- Une cohérence avec l’existant : lorsqu’elle contredit le dispositif temporaire, la signalisation permanente peut être masquée afin d’éviter deux informations concurrentes.
Les différents types de panneaux doivent respecter quatre principes : correspondre à la situation réelle, rester cohérents avec la signalisation existante, être crédibles et se lire immédiatement. Un panneau sale, mal placé ou laissé après la fin du chantier perd sa valeur. Pire, il peut induire l’usager en erreur sur l’état réel de la chaussée.
Le rôle de chaque panneau temporaire
Sur un chantier, les panneaux de signalisation temporaire se succèdent selon un schéma imposé, sans variante possible.
- Signalisation d’approche : implantée en amont de la zone dangereuse, elle annonce les risques à venir et les prescriptions à respecter, limitation de vitesse ou interdiction de dépasser, par exemple, avant l’arrivée sur la zone de travaux.
- Signalisation de position : obligatoire dans tous les cas, elle délimite physiquement le chantier par un balisage frontal et longitudinal. Elle protège ainsi les intervenants présents sur place.
- Signalisation de fin de prescription : installée en aval du danger, elle signale la levée des restrictions temporaires et le retour à une conduite normale.
Le séquençage ne laisse pas de place à l’improvisation : un panneau de prescription temporaire doit toujours être précédé d’un panneau de danger. Le premier panneau rencontré doit être un panneau de type AK.
L'approche avant un chantier temporaire
Sur une route à chaussées séparées, prévoyez au moins 200 m entre deux panneaux successifs. La signalisation d'approche doit laisser à l'usager le temps d'identifier le danger, de ralentir et d'adapter sa trajectoire.
Le panneau de danger annonce la zone
Le premier panneau rencontré avant les zones de travaux appartient généralement à la série AK. La liste des panneaux de chantier couvre plusieurs situations : chaussée rétrécie (AK3), chaussée glissante (AK4), travaux (AK5), feux tricolores pour une circulation alternée (AK17) et panneau AK14 lorsqu'un danger ne correspond à aucun cas précis.
- AK5 – Travaux : c'est le panneau le plus courant sur un chantier. Il signale une zone de travaux active et s'accompagne systématiquement d'une limitation de vitesse.
- AK3 – Chaussée rétrécie : il indique que le chantier empiète sur une ou plusieurs voies de circulation et réduit l'espace disponible.
- AK17 – Feux tricolores : il annonce une circulation alternée réglée par des feux, notamment lorsqu'un chantier occupe partiellement la chaussée d'une voie bidirectionnelle.
Le panneau AK14 doit rester un choix justifié. Il s'emploie lorsqu'aucun autre code ne correspond exactement à la situation. Vérifiez d'abord la réglementation et la liste des codes disponibles : utiliser un AK14 par défaut fragilise la cohérence du dispositif et peut être contesté lors d'un contrôle.
La signalisation d'indication de type KC ou KD complète le message : rue barrée, route barrée, chantier mobile, sortie de camions, traversée d'engins, présignalisation d'une déviation ou indication d'une impasse temporaire (CK13).
Les panneaux de prescription et de voirie
Les panneaux de prescription de type B imposent une règle : limitation de vitesse, interdiction de dépasser ou sens interdit. Ils se placent après un panneau de danger AK, jamais avant. Le guide SETRA sur la signalisation temporaire précise les associations possibles et les distances minimales selon le type de route.
Les panneaux de voirie de type KD annoncent une modification de chaussée ou de trajectoire : réduction de voie à gauche ou à droite, réduction simultanée de plusieurs voies ou déviation importante. La signalisation de position complète cette information au plus près de la zone concernée. L'usager anticipe ainsi la nouvelle configuration au lieu de freiner brutalement ou de manœuvrer dans l'urgence.
Distances d'implantation selon la chaussée
L'espacement entre les panneaux d'approche et la distance jusqu'au début de la signalisation de position dépendent du type de voie. En agglomération, l'espacement minimum est de 10 m; hors agglomération, il passe à 100 m ou 200 m selon la chaussée. Une implantation trop courte annule l'efficacité des panneaux, même lorsqu'ils sont correctement choisis.
Sur autoroute ou sur une route à chaussées séparées, les distances minimales dépassent largement celles d'une agglomération. Un panneau AK5 placé à 10 m peut être réglementaire en agglomération, mais dangereux sur une voie rapide.
| Type de voie | Distance entre panneaux d'approche | Distance approche → position |
| Agglomération | 10 m minimum | 10 à 30 m |
| Route bidirectionnelle hors agglomération | 100 m minimum | 100 à 150 m |
| Route à chaussées séparées hors agglomération | 200 m minimum | 100 à 200 m |
Position et fin de la signalisation temporaire
Une fois la signalisation d'approche installée, les panneaux de position matérialisent la zone de danger. Cônes, barrières et autres éléments de signalisation forment une limite visible entre les travaux et la circulation.
Le panneau temporaire balise le chantier
En matière de signalisation extérieure routière, la signalisation de position est visible depuis la route. Elle indique l'emplacement exact de la zone concernée et canalise les véhicules. Sans panneaux de position, les équipes sont directement exposées au risque de collision.
- Biseau de raccordement : placé à l'entrée de la zone, il guide progressivement les véhicules vers la voie libre et évite les changements brusques de trajectoire.
- Signaux frontaux : installés au début du chantier ou aux extrémités du biseau, ils signalent clairement l'entrée dans la zone dangereuse.
- Balisage longitudinal : cônes, balises K5, piquets ou barrières K2 sont disposés sur toute la longueur de la zone. Sur un chantier long, on les répète aux intersections pour maintenir la visibilité du balisage.
- Signal de fin de zone : placé à la sortie de la zone dangereuse, il ne doit pas être confondu avec le panneau de fin de prescription, installé plus loin en aval.
Les panneaux de position peuvent être complétés par un marquage au sol ou par des dispositifs lumineux lorsque la visibilité se dégrade. Les balises K5 et les barrières K2 restent les dispositifs de signalisation les plus courants pour le balisage longitudinal. Sur une zone de grande longueur, répétez le balisage à chaque intersection : le périmètre protégé doit rester lisible.
Le panneau de fin de prescription
Un panneau temporaire doit être retiré dès que le chantier est terminé. Lorsqu'une prescription temporaire a été instaurée, le panneau B31 lève les restrictions de vitesse, d'interdiction ou de circulation alternée imposées par la signalisation d'approche. Il se place en aval du danger, à une distance qui dépend du type de voie.
Les distances de pose sont précises : 30 m après la fin du chantier en agglomération, 50 m sur route bidirectionnelle hors agglomération, et entre 50 et 100 m sur route à chaussées séparées. Un panneau B31 posé trop tôt, ou laissé après les travaux, brouille le code de la route perçu par l'usager et affaiblit la cohérence de la signalisation spécifique du tronçon.
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Foire aux questions
Les trois types de signalisation temporaire sont la signalisation d’approche, la signalisation de position et la signalisation de fin de prescription. Installée en amont du chantier, la première alerte les usagers avec des panneaux de signalisation d’approche de type AK, B ou KC. La signalisation de position délimite ensuite la zone de travaux au moyen de dispositifs de signalisation : cônes, balises K5 et barrières K2. Enfin, la signalisation de fin de prescription, généralement matérialisée par le panneau B31, lève les restrictions temporaires en aval du danger.
La norme XP P 98-540 distingue six grandes catégories de panneaux de chantier : les AK pour les panneaux de danger, les KM pour le positionnement des agents, les K2 pour les barrières de balisage, les K8 pour les cônes et les balises, les KC pour les panneaux d’indication temporaires et les KD pour les panneaux de voirie temporaires. Ces panneaux doivent être rétroréfléchissants de classe T1 au minimum et, depuis janvier 2014, certifiés conformément à l’arrêté du 20 octobre 2008. Les dimensions dépendent de la gamme : normale en agglomération, avec un triangle de 1 000 mm, grande sur route et très grande sur autoroute, avec un triangle de 1 500 mm.
La signalisation permanente reste fixe et s’inscrit durablement dans le réseau routier. À l’inverse, la signalisation temporaire est amovible : on l’installe pendant un chantier, un événement ou une intervention limitée dans le temps, puis on la retire dès la fin de l’opération. Si les deux dispositifs se contredisent, la signalisation permanente peut être masquée pour éviter toute confusion. Le retrait doit être immédiat : un panneau maintenu après les travaux contredit le code de la route et perd sa valeur réglementaire.
